Préambule

René CAPO à été coordinateur du comité de vigilance de Biscarrosse depuis sa création en 2001 jusqu'en 2014 ainsi que du collectif Aquitain contre les rejets en mer (2005-2006).

Il est également l'un des membres fondateurs de l'Association pour la Défense, la Recherche et les Études Marines de la Côte d'Aquitaine (ADREMCA) en 1979.


Si vous désirez recevoir les articles de presse associés aux différents topics de ce blog, vous pouvez les demander aux courriels suivants : rcapo@orange.fr et eric.capo@hotmail.fr

Pour vos recherches, nous vous conseillons l'utilisation de l'onglet "Recherchez"

Affichage des articles triés par pertinence pour la requête professeur henry augier le point sur les pollution en mer. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête professeur henry augier le point sur les pollution en mer. Trier par date Afficher tous les articles

vendredi 9 janvier 2015

17 décembre 2014 : « Au Wharf, les produits les plus toxiques ne sont pas éliminés »‏

Présentation du professeur Henry Augier par Jean-Baptiste LENNE, journaliste de "La Dépêche du Bassin"

 



n° 965 - Du 20 au 26 novembre 2014


UN PROFESSEUR MARSEILLAIS S’ATTAQUE À NOTRE ÉMISSAIRE EN MER
« Au Wharf, les produits les plus toxiques ne sont pas éliminés »

 
Depuis qu’il a découvert le Wharf de la Salie il y a quelques années, le professeur marseillais Henry Augier - spécialiste des polluants en mer - ne cesse de dénoncer l’émissaire en mer du Bassin et « les polluants qu’il déverse ». Le grand tuyau bleu fait même la couverture de son ouvrage.
Le titre fait déjà polémique : “Des égouts sous la mer”. Sans parler de la photo qui, sur le Bassin, ne passera certaine­ment pas inaperçue… On y voit le Wharf de la Salie - il y a quelques années - avec une grande tâche brunâtre s’échappant de sa cana­lisation. Mais l’émissaire bleu du Bassin est aussi en bonne place dans l’ouvrage signé du professeur Henry Augier. Ce scientifique - qui fut responsable de l’enseignement de la science des pollutions à l’université de la Méditerranée - s’attaque aux émissaires en mer français : « Des procédés vieillots, obsolètes, qu’il faut supprimer au plus vite », lâche-t-il. « Gigan­tesques seringues qui injectent les polluants les plus toxiques, les plus redoutables et les plus résistants… C’est une illusion de croire que cette masse d’eau, sortant en continu des émissaires, reste bien sagement sur place. » Et parmi les dizaines d’exemples que le scientifique cite, deux ouvrages sont mis en avant : la calanque de Cortiou déversant les effluents traités de Marseille puis le Wharf de la Salie pour le volet atlantique. « Oui, il y a eu des améliorations », admet Henry Augier. « Lorsque l’on a commencé à déverser en mer les effluents du Bassin, on collectait les eaux usées sur des dizaines de kilomètres en les rejetant sans traitement. Puis des stations ont été construites et améliorées. Mais ces ouvrages ne respectent que les normes européennes qui sont déficientes. Les matières organiques et les matières en sus­pension sont éliminées mais les procédés utilisés ne sont pas faits pour arrêter les produits les plus toxiques et indestructibles comme les détergents, les PCB, les métaux lourds… »
« On assainit la mer mais on pourrit les nappes »
« Ramené au volume des eaux usées, cela commence à faire des quantités importantes. » Et concer­nant l’alternative de l’infiltration que le Siba étudie, Henry Augier n’est pas plus convaincu… « C’est une utopie, un simple transfert de pollution des océans aux aqui­fères. On assainit la mer mais on pourrit les nappes, les lacs et les zones humides. » Mais alors, quelles solutions ? « Nous dispo­sons actuellement de techniques suffisamment performantes pour épurer à 100 % les eaux usées dont la qualité peut atteindre celle des eaux potables. » Le scienti­fique cite donc des exemples à Berlin, en Australie, en Namibie ou, plus proche de nous, à Cannes où la station d’épuration épure totalement ses eaux. » Alors, avec ce livre, l’auteur souhaite faire naître « une prise de conscience » et « un débat », notamment autour de notre plan d’eau. « Il faut mettre les autorités et les élus en face de leurs responsabilités, en rappelant que les lois sur l’eau recomman­dent de traiter la pollution à la source et non pas de l’éloigner des rivages ! »
[ J-B.L. ]

Et la tâche alors ?
L’explication a été donnée plusieurs fois par le Siba. « Avant 2007, une tâche brunâtre marquait le point de déversement du Wharf, due à l’utilisation par les stations d’épuration de sulfate de fer, employé pour ses fonctions coagulantes. Le produit a, depuis, été remplacé par le polychlorure d’aluminium, incolore cette fois. Des épisodes ponctuels de coloration sont observés », concède la collectivité du Bassin. « Par ailleurs, des mousses sont couramment observées en sortie d’émissaire et constituent un marqueur visible du panache du Wharf, dont la dynamique est liée au vent, à la marée et aux vagues ».


« Il faut mettre les autorités et les élus en face de leurs responsabilités », martèle le scientifique.

“Des égouts sous la mer”, Henry Augier. Aux éditions “Libre et solidaire”. Prix 15,90 euros, 224 pages.

mardi 26 octobre 2021

 

Impacts des polluants sur la fertilité

une menace pour le vivant

 de Henry Augier

 L’auteur dénonce la présence dans les eaux usées d’une nouvelle catégorie de substances insidieuses dérivées des résidus de produits pharmaceutiques et industriels. Néfastes pour la santé et parfois cancérigènes, elles pénètrent dans le sang, qui les véhicule dans les organes vitaux et les mécanismes régulateurs du comportement sexuel.

Chez votre libraire : 18 €

Descriptif

À l'interminable liste des produits toxiques qui empoisonnent notre environnement et affectent notre santé est venue s'ajouter récemment une nouvelle catégorie de substances insidieuses - dérivées des résidus de produits pharmaceutiques et industriels - tout aussi inquiétante. Longtemps ces substances sont passées incognito dans les eaux usées, en raison de leur très faible concentration. Au contact de la vie, elles pénètrent dans le sang qui les véhicule jusque dans nos tissus, nos organes et au coeur même des mécanismes régulateurs de notre comportement sexuel, de notre santé et de celle de nos enfants.
Les actions néfastes de ces substances ont été conjointement découvertes chez les animaux et chez les humains. Elles se signalent non seulement comme perturbateurs endocriniens, mais agissent aussi de façon défavorable sur d'autres aspects de notre santé et de notre libido ; certaines se sont même révélées cancérigènes.
La communauté scientifique s'inquiète et pense que sans mesure prise au plus vite la gravité du phénomène ne fera que s'amplifier.

 Docteur d’État, maître de conférences honoraire, professeur honoraire à l’École nationale des travaux publics de l’État, Henry Augier était à la tête d’un laboratoire spécialisé dans l’étude des nuisances et expert consultant international sur les problèmes de pollution et de protection de la nature. Il a écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique consacrés aux dangers majeurs qui nous menacent. Président de l’Union calanques littoral, Henry Augier a toujours été à la pointe des combats pour la sauvegarde des calanques qui ont conduit à la création du parc national.

**************

Le Comité de Vigilance de Biscarrosse avait reçu à Biscarrosse en avril 2011 le professeur Henry Augier pour une conférence avec comme thème « Le point sur les pollutions en Mer » en présence de Michel SAMMARCELLI, président du SIBA et de Sabine JEANDENAND, directrice générale des services du SIBA.

 http://renecapo.blogspot.com/search?q=professeur+henry+augier+le+point+sur+les+pollution+en+mer

Le professeur Henry AUGIER au cinéma Atlantic de Biscarrosse-Plage


Un ouvrage qui ne peut nous laisser indifférent avec le Wharf de La Salie en couverture…



lundi 11 mars 2019


Trop nombreux, trop pollueurs, trop consommateurs... où allons-nous ?


CHEZ VOTRE LIBRAIRE EN MARS 2019

La dégradation des conditions de vie sur Terre et l’épuisement des ressources ont atteint un tel degré de gravité pour l’avenir de l’homme qu’il faut, sans tarder, envisager une solution plus efficace que celle de doper l’économie à outrance.

Il est indispensable de trouver des substituts aux ressources, de forcer l’application du développement durable ou de décroître.

Cette démarche n’est pas facile ; elle passe par la régulation des naissances, la mise au service d’intérêts communs de notre technologie, l’assainissement de nos finances et la condamnation de leurs dérives, ainsi que le bouleversement de nos méthodes de gouvernance.

Certes, cette voie est dérangeante, voire révolutionnaire ; elle se heurte à de nombreux tabous, à des croyances, notamment religieuses, à des puissances industrielles, financières et politiques, à des  habitudes, au monde capitaliste basé uniquement sur les profits, et peut-être même à la nature de l’homme.

Mais elle est pourtant la seule voie possible pour éviter l’effondrement de notre civilisation. Voilà la responsabilité de chacun, dans nos vies personnelles comme dans nos responsabilités sociales.

Il y a urgence, mais notre société en prend-elle la mesure ?

Professeur Henry Augier

Docteur d’État, maître de conférences honoraire, professeur honoraire à l’École nationale des travaux publics de l’État, Henry Augier était à la tête d’un laboratoire spécialisé dans l’étude des nuisances et expert consultant international sur les problèmes de pollution et de protection de la nature. Il a écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique consacrés aux dangers majeurs qui nous menacent. Président de l’Union calanques littoral, Henry Augier a toujours été à la pointe des combats pour la sauvegarde des calanques qui ont conduit à la création du parc national.

********

Le Comité de Vigilance de Biscarrosse, l’Office de Tourisme & la Ville de Biscarrosse  avaient invité au cinéma ATLANTIC de Biscarrosse-plage le professeur Henry Augier pour intervenir au cours de la Conférence-débat sur le thème suivant :

« Le point sur les pollutions en mer »

Le SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon)  était représenté à cette conférence-débat par Michel Sammarcelli, son président et Sabine Jeandenand, la directrice.

Le professeur Henry Augier avec Robert Refeyton, membre du Comité de Vigilance de Biscarrosse au retour d’une visite du Wharf de La Salie.






René Capo

( Merci d’assurer une très large diffusion )

dimanche 15 septembre 2013

22 avril 2011 : Conférence "Plaidoyer pour un océan propre"

INFOS SUR LA CONFERENCE DU PROFESSEUR HENRY AUGIER
« LE POINT SUR LES POLLUTIONS EN MER »
Avec FGL

15 avril 2011
PLAIDOYER POUR UN OCEAN PROPRE :
Invité de la Rédaction : Le professeur Henry Augier nous parle de la pollution des océans.
21 AVRIL 2011
PLAIDOYER POUR UN OCEAN PROPRE : RETOUR SUR LA CONFÉRENCE BISCARROSSAISE.
Informer et convaincre.
C'est le crédo du Comité de Vigilance de Biscarrosse.
Samedi dernier, le comité, l'office de tourisme et la Ville de Biscarrosse avaient convié le professeur Henry Augier à une conférence pour faire le point sur les pollutions en mer. Nous l'avions d'ailleurs reçu dans nos studios. Cette conférence s'est tenue devant près d'une centaine de personnes.
Henry Augier a été agréablement surpris de rencontrer une population si motivée, si concernée par l'enjeu de la pollution marine. Et il s'est même fendu d'un projet clé en main : la fin du wharf de la salie. C'est à dire mettre toutes les stations d'épurations en état de pollution zéro.
L'évènement en détail
Il y a eu conférence, mais il y a surtout eu débat, notamment autour de ce projet.
Le maire de Lège Cap Ferret, commune girondine, a été le principal contradicteur d'Henry Augier.
Le wharf n'était pas le seul thème abordé samedi : les pollutions chimiques, ses effets sur l'homme ont aussi été évoqués. Quant au coordonnateur du Comité de Vigilance de Biscarrosse, René Capo, que retient-il de cette conférence? Un René Capo qui en profite pour lancer un appel.
Après de nombreuses années, avec l'aide de ses amis et collègues, à piloter le comité, il souhaite passer la main. Un plaidoyer pour un océan propre, souhaitons qu'il soit entendu par le plus grand nombre
******
Avec NaviguezEnAquitaine.com
PLAIDOYER POUR UN OCEAN PROPRE
Vous trouverez un excellent reportage avec photos de José Cervera sur la conférence du professeur Henry Augier avec intervention du docteur Sylvie Peres, dermatologue sur le site :
******
Prochainement vous visionnerez un reportage vidéo réalisé par Thierry Lazo sur l’ensemble de la conférence du professeur Henry Augier avec l’intervention du docteur Sylvie Peres, dermatologue sur le site :
*******

13 aout 2012 : Réaction du docteur Guillaume Barucq

Suite à l'émission "Envoyé Spécial" sur France 2
La réaction du docteur Guillaume Barucq
Bonjour à tous,
suite à la diffusion de l'émission d' Envoyé Spécial" : "Peut-on se fier au label pavillons bleus ?" diffusée le jeudi 09 aout 2012, le docteur Guillaume Barucq a souhaité réagir sur son blog :

Docteur Guillaume Barucq

Propos de l'auteur : Je suis surfeur, médecin, et je m'intéresse avant tout aux bienfaits de la mer pour la santé. Je suis également une fervent défenseur de l'environnement marin, car notre santé est intimement liée à celle de nos océans.
"Impression très mitigée après la diffusion hier soir du reportage d’Envoyé Spécial « Peut-on se fier au Label Pavillons Bleus ? » sur France 2. Si les Pavillons Bleus et la pollution en Méditerranée ne sont pas épargnés, la Côte Basque est étonnamment ménagée et montrée sous son meilleur jour, alors que les problèmes qui s’y posent sont exactement les mêmes qu’en Méditerranée et que les solutions apportées sont très loin d’être satisfaisantes. Ce qu’omet de dénoncer le reportage. Je suis d’autant plus surpris que le reportage ait ainsi été édulcoré que j’étais censé y intervenir sur la pollution des eaux de baignade de la Côte Basque en général, et de celles de Biarritz en particulier. Mais mon interview a été coupée au montage, et n’ont été diffusées que quelques fractions de secondes où on me voit faire du surf tout à la fin… Je participe ainsi bien involontairement au « greenwashing » (1) de la Côte Basque, alors que je devais en dénoncer les carences en matière de prise en charge de la pollution des eaux de baignade.
L’angle d’attaque du reportage, tel qu’on me l’avait présenté avant l’interview, était de partir de l’abandon des Pavillons Bleus par certaines communes, pour mieux se focaliser sur les méthodes discutables employées par des sociétés privées auxquelles font maintenant appel certaines collectivités locales pour se porter garantes de la qualité de leurs eaux de baignade.
Malheureusement, en ce qui concerne la Côte Basque, le reportage s’est cantonné à une analyse descriptive et avantageuse des moyens employés. Les installations coûteuses, inutiles et polluantes pour le milieu marin mises en place à Bidart avec une porte à clapet et un émissaire pour contenir et refouler au large les eaux polluées de l’Uhabia, ont même été présentées comme une solution recevable, sans donner la parole aux opposants à ce projet.
Le reportage fait bien comprendre que les Pavillons Bleus (obtenus cette année par 136 communes et 377 plages en France) n’apportent pas de garantie suffisante en matière de qualité des eaux de baignade, mais ça on le savait déjà depuis longtemps.
Ce qu’il aurait été intéressant de faire comprendre au grand public dans ce reportage, c’est que les communes de la Côte Basque qui ont décidé de se passer du Pavillon Bleu continuent de se fier à des analyses d’eaux de baignade tout aussi incomplètes qu’avant, avec seulement 2 paramètres bactériologiques étudiés et une abstraction totale des diverses pollutions chimiques retrouvées dans le milieu marin (hydrocarbures, pesticides, détergents, médicaments…). La seule différence avec les Pavillons Bleus, c’est qu’on arrive maintenant à se baser sur des analyses réalisées le jour-même, au lieu de regarder celles de la saison passée.
On voit dans le reportage comment les prélèvements de la Lyonnaise des Eaux (Groupe Suez Environnement) sont effectués tôt le matin sur la Côte Basque, en saison estivale uniquement. Mais quand on voit ensuite que la seule question que les techniciens de la société Rivages Pro Tech (filiale de la Lyonnaise des Eaux) se posent est de savoir s’il y a des E-Coli et des entérocoques dans l’eau, ça donne envie de rire… jaune.
Le reportage met pourtant bien en évidence la réalité des pollutions chimiques en Méditerranée. Pourquoi alors ne pas soulever le problème sur la Côte Atlantique ? Pourquoi se montrer complaisant envers des communes et des entreprises qui continuent de cacher la poussière sous le tapis
Pendant ce temps, la pollution chimique de l’océan atlantique se poursuit en toute impunité, comme celle occasionnée en ce moment par la liqueur noire de Smurfit Kappa rejetée dans l’océan au niveau du Wharf de La Salie, sans que les médias ne relaient ce scandale environnemental.
Nous reviendrons sur les parties intéressantes de ce reportage. Mais un constat s’impose : on ne peut pas tout dire sur la télévision publique sur certaines grandes entreprises ou riches stations balnéaires. Et surtout pas en pleine saison estivale (le reportage initialement prévu début juillet avait été décalé au 9 août). Sans remettre en question la qualité d’une émission comme Envoyé Spécial et le travail effectué par le journaliste, je regarderai désormais ces reportages avec un œil encore plus critique."
Source :
******
Concernant la pollution chimique au Pays Basque

Docteur Sylvie Peres à Biscarrosse
Le docteur Sylvie Peres, dermatologue, venue de Bayonne, est intervenue au cinéma Atlantic de Biscarrosse-plage en avril 2011 à l'occasion de la conférence du professeur Henry Augier.
le thème : Le point sur les pollutions en mer. ( lire le Sud Ouest du 06 01 2012 en P.J )
L'étude qu'elle a présenté à la conférence a été menée sur la Côte basque. Les résultats montrent la présence d'une pollution chimique responsable de diverses maladies. La Coordination santé environnement du Pays basque auquel elle appartient demande des normes européennes concernant ces polluants chimiques pour les repérer et les combattre.

mercredi 19 avril 2023

 

Les PFAS, polluants éternels : le rapport qui révèle l’étendue des dégâts

 

Les PFAS, toxiques pour l’homme, sont partout : dans l’air, dans les sols et dans l’eau.

 

Sans surveillance.


 

© Crédit photo : Stéphane Lartigue/“SUD OUEST”

 

Par Jean-Denis Renard - jd.renard@sudouest.fr
Publié le 14/04/2023

 Attendu depuis des semaines, le rapport officiel sur la contamination de notre environnement aux PFAS a été publié ce vendredi 14 avril. Ces composés persistants et toxiques pour l’homme et le vivant sont présents partout – air, eau, sol – sans dispositif de surveillance adéquat et sans procédé d’élimination éprouvé

 Habituez-vous dès maintenant et prononcez « pifaces ». Méconnue du grand public, la vaste famille des composés chimiques rassemblés sous le générique PFAS va faire partie de votre univers pour longtemps. Mieux, ou plutôt pire, elle est déjà dans votre vie et dans celle de vos enfants et de vos proches. Sauf que vous ne le saviez pas. Les PFAS (per et polyfluoroalkylés), puisque c’est d’eux qu’il s’agit, sont partout. Dans l’air, dans les sols, dans l’eau, dans les aliments, en France comme au Groenland, dans la pampa argentine et sur les îles grecques.

Produites par l’industrie depuis le milieu du XXsiècle pour leurs propriétés imperméables, anti-adhésives et anti-salissures, présentes dans d’innombrables objets du quotidien, ces molécules contaminent l’environnement. Leur composition allie le carbone et le fluor, une liaison qui jamais ne se brise. Aussi les dénomme-t-on « polluants éternels ». Et comme on continue à les disperser, ils s’accumulent. Et intègrent la chaîne alimentaire jusqu’au prédateur universel : l’homme.

 

SUR LE MÊME SUJET

Les PFAS, polluants éternels : « la seule solution serait d’arrêter de les utiliser »

Les PFAS, polluants éternels : « la seule solution serait d’arrêter de les utiliser »

 Attendu depuis des mois, le rapport du ministère de la Transition écologique sur les PFAS a été publié ce 14 avril. Il donne à voir les lacunes béantes du suivi de ces polluants toxiques pour l’homme et pour l’ensemble du vivant. Le tour de la question avec le chercheur bordelais Pierre Labadie

 SUR LE MÊME SUJET

Vidéo. Polluants éternels : la contamination aux PFAS décryptée par un expert

Vidéo. Polluants éternels : la contamination aux PFAS décryptée par un expert

 Alliées des industriels à cause de leurs propriétés dites « magiques », les PFAS sont présentes partout. Mais elles ne sont pas sans danger pour notre santé et certaines sont éternelles. Explication en vidéo

La région Nouvelle-Aquitaine n’est pas la plus touchée, loin de là

En février dernier, le travail d’une équipe journalistique internationale, le « Forever pollution project », a accouché d’une carte interactive de la contamination aux PFAS des eaux – de surface et souterraines – du continent européen. Nos confrères du « Monde » l’ont mise en ligne. À l’examiner, la Nouvelle-Aquitaine n’est pas la plus touchée, loin de là. Bien moins que les vallées du Rhône ou du Rhin. Deux sites industriels à Pierre-Bénite, au sud de Lyon, ont fait parler d’eux via « Envoyé Spécial », diffusé sur France Télévisions en mai 2022 : Arkéma et Daikin Chemical. La préfecture du Rhône conseille d’ailleurs de ne pas consommer les œufs des poulaillers dans les communes proches.

Dans la région, la carte interactive mentionne tout de même des concentrations importantes de PFAS dans un puits à Mont, dans les environs de Lacq, en Béarn, où l’industrie lourde a élu domicile. Plus insolite, le taux considérable rapporté à La Tremblade, en Charente-Maritime, sur un échantillon d’eau souterraine daté de 2021. Laurence Osta Amigo, la maire de cette commune ostréicole, tombe des nues. « Je n’en ai jamais entendu parler et je ne sais rien sur ce prélèvement. Je n’ai pas été contactée par les autorités. Je ne vois pas ce qui pourrait provoquer une pollution chez nous », réagit-elle.

Un rapport tant réclamé

Ici comme ailleurs, le voile se déchire. Commandé en février 2022 par Barbara Pompili, alors ministre de la Transition écologique, un rapport officiel sur la contamination de notre environnement a été rendu public ce vendredi 14 avril. Il était réclamé depuis des semaines par des associations – Robin des Bois, Générations Futures – et des parlementaires comme Nicolas Thierry, le député (EELV) de la Gironde. Dans un surprenant carambolage calendaire, celui-ci a finalisé la veille, le 13, une proposition de loi sur le sujet.

Épais de 90 pages, le rapport souligne les répercussions des PFAS sur la santé animale : « toxicité hépatique et rénale, diabète, obésité, hypercholestérolémie, effets immunitaires, hématologiques et sur la reproduction, effets sur le développement neurologique et le développement des cancers chez les animaux exposés. Les PFAS agissent comme des perturbateurs endocriniens », énumère-t-il. Interdit depuis 2020, l’un des PFAS les plus communs, le PFOA, a été reconnu substance préoccupante dès 2013 et classé « cancérigène possible pour l’homme ». Certains PFAS traversent la membrane placentaire et exposent le fœtus.

C’est un désert des connaissances et du suivi que dessine le rapport

Au vu de ces menaces, les lacunes du dispositif de surveillance ne peuvent qu’étonner. Elles prennent du relief au fil des pages. « La France ne réglemente aucun PFAS dans le contrôle des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine », est-il indiqué. « La réglementation française des émissions industrielles encadre encore trop peu les rejets en PFAS et leur suivi en banques de données est quasi inexistant. Il n’existe pas de réglementation européenne ni française portant sur les PFAS dans les sols, ni de critères de qualité des sols pour les PFAS. La situation est identique en matière de qualité de l’air », est-il souligné un peu plus loin.

SUR LE MÊME SUJET

17 000 sites contaminés en Europe : que sont les PFAS, ces polluants dits « éternels » ?

17 000 sites contaminés en Europe : que sont les PFAS, ces polluants dits « éternels » ?

 Ces substances chimiques toxiques et quasi indestructibles sont présentes dans une multitude d’objets du quotidien. Selon une vaste enquête menée par plusieurs médias, dont « Le Monde », des milliers de sites seraient contaminés en Europe

 SUR LE MÊME SUJET

Eau potable : un pesticide interdit qui coule au robinet, qu’est-ce que le chlorothalonil ?

Eau potable : un pesticide interdit qui coule au robinet, qu’est-ce que le chlorothalonil ?

 Selon l’Agence de sécurité sanitaire, un produit de dégradation d’un pesticide interdit à la vente, le chlorothalonil, est présent dans de très nombreux points de captage de l’eau potable en métropole. À des concentrations préoccupantes

Les auteurs poursuivent. « Le traitement des PFAS présents dans les fumées ne semble actuellement pas pris en compte : pas de normes, pas de méthodes d’analyse. » « Depuis juillet 2020, la réglementation du Danemark a interdit l’usage des PFAS dans les emballages alimentaires. De telles dispositions n’existent pas en France ». « La mission n’a eu accès à aucune étude relative aux importations, productions et ventes de PFAS en France », etc. Au final, c’est un désert des connaissances et du suivi que dessine le rapport.

Une élimination hypothétique

L’absence de moyens déployés pour éliminer ces substances, ou du moins limiter leur dispersion, est tout aussi intrigante. « La plupart des stations d’épuration d’eaux usées urbaines ou industrielles, notamment biologiques, ne sont pas capables d’éliminer les PFAS », alerte le document. Il signale que la seule méthode efficiente consiste à incinérer ces composés. Mais la température requise fait débat. 900 °C ou 1 300 °C ? On ne sait pas. Dès lors, les fours vers lesquels sont dirigées les ordures ménagères risquent d’aggraver le mal en rejetant les polluants par voie atmosphérique, sans les avoir dégradés.

En conclusion, les rapporteurs incitent le gouvernement à agir sans délai. En mettant en œuvre le suivi qui fait défaut. Mais aussi en s’adossant à la proposition, formulée par cinq pays européens (Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Suède et Norvège), de restreindre, voire de bannir les PFAS. Présenté le 17 janvier dernier par le gouvernement, probablement sur la base de ce rapport qui n’avait pas été divulgué, un plan d’action vise à documenter les dégâts. Nicolas Thierry, lui, veut aller plus vite et plus loin : interdire rapidement les PFAS dans les emballages alimentaires, instaurer un contrôle obligatoire sur l’eau potable et amorcer un vaste plan de dépollution sur le principe pollueur-payeur. « On connaît l’existence du problème depuis 2006, au moins. Qu’a-t-on fait ? », interroge-t-il.

L’article du Sud Ouest

https://www.sudouest.fr/environnement/pollution/les-pfas-polluants-eternels-le-rapport-qui-revele-l-etendue-des-degats-14792270.php?fbclid=IwAR2kNDRfJYolpkGnnL9DsTVbuxRuG7_Re-D4QFePxwwKhlqeXqABq1b-IP4

***************************

 Le Comité de Vigilance Environnement de Biscarrosse  s’est toujours efforcé d’anticiper l’information sur les danger des micropolluants :

 a)    Avec le Professeur Henry Augier de Marseille le 22 avril 2011 : « LE POINT SUR LES POLLUTIONS EN MER »

                http://renecapo.blogspot.com/search?q=conference-debat+henry+augier

b)    En organisant la première Conférence-Débat grand public en France le 28 juin 2014 sur L'impact des micropolluants sur la santé humaine et les enjeux pour l'épuration

               http://renecapo.blogspot.com/search?q=L%27impact+des+micropolluants+sur+la+sant%C3%A9+humaine+et+les+enjeux+pour+l%27%C3%A9puration

 c) Dans le Sud Ouest du Bassin d’Arcachon avec Sabine Menet en décembre 2014 « Le plus grand fléau, ce sont les micropolluants »

              https://www.sudouest.fr/environnement/peche/le-plus-grand-fleau-ce-sont-les-micropolluants-8440206.php

 Merci de bien vouloir partager cette information

samedi 11 mars 2023

 Henry Augier Cosmétiques : bienfaits et dangers Éviter de sacrifier sa santé à sa beauté

Le Professeur Henry AUGIER est intervenu au cinéma « Atlantic » de Biscarrosse-plage en avril 2011 à l’occasion d’une conférence-débat organisée par le Comité de Vigilance Environnement de Biscarrosse

« Le point sur les pollutions en Mer »

https://renecapo.blogspot.com/search?q=henry+augier

***********


Henry Augier Cosmétiques : bienfaits et dangers Éviter de sacrifier sa santé à sa beauté

Format : 15,5x22,5       Nombre de page : 300      Prix TTC : 22,00 €

 La publicité, les slogans, le battage médiatique qui accompagnent les cosmétiques confinent presque à la promesse de miracles, tant leurs bienfaits sont mis en exergue ! Ils véhiculent l’idée qu’ils vont non seulement résoudre tous vos problèmes cutanés et capillaires, mais vous donner une nouvelle beauté et même une nouvelle jeunesse. Malheureusement, le domaine des cosmétiques est aussi celui des exagérations. En effet, s’il est vrai que de nombreuses préparations peuvent améliorer l’état de votre peau et celle de votre chevelure, il ne faut cependant pas s’attendre à des prodiges de perfections. Dans certains cas, c’est même le contraire. 

La liste des produits contenus dans les cosmétiques est longue et elle révèle que certains sont bien peu efficaces, tandis que d’autres sont nuisibles. Le degré de nocivité va de simples irritations, à des allergies, de l’eczéma, et même jusqu’à des produits toxiques révélant, pour certains, des propriétés reprotoxiques, mutagènes et même cancérigènes. Il est certain que si vous utilisez occasionnellement un produit contenant ces composés nocifs, vous ne risquez rien de grave. Il en va tout autrement si vous l’employez régulièrement et à longueur de semaine ou d’année.

La prudence serait donc de les reconnaitre sur les étiquettes, ce qui est un exercice très difficile et décourageant. En effet, les ingrédients sont mentionnés en latin pour les produits végétaux et en anglais pour le reste, avec seulement le nom chimique du produit, sans mention de ses propriétés. Pour les reconnaitre et connaitre leurs pouvoirs bénéfiques ou nocifs, il faut donc consulter un répertoire. Cet ouvrage joue ce rôle en même temps qu’il vous fera découvrir le « monde » très complexe, mais passionnant des cosmétiques. Au plan pratique, et pour s’y reconnaitre, nous avons employé un code pour qualifier chaque substance, en 3 catégories : Bénéfique (1) ; ne réunit pas toutes les garanties d’innocuité (2) ; contient des produits indésirables et nuisibles (3). Vous disposez ainsi d’un guide qui vous permettra de démasquer ces substances, de préserver votre santé et de profiter, sans retenue, des bienfaits de ces préparations.

  Docteur d’État, maître de conférences honoraire à la faculté des sciences de Marseille-Luminy, professeur honoraire à l’École nationale des travaux publics de l’État, Henry Augier a été à la tête d’un laboratoire spécialisé dans l’étude des nuisances. Il fut également responsable de l’enseignement de la molysmologie (sciences des pollutions) à l’université de la Méditerranée et expert consultant international sur les pro[1]blèmes de pollution et de protection de la nature et de la mer.

Il a écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique consacrés aux dangers majeurs qui nous menacent.